Interview avec Hakim CHERRADI, Conseiller en immobilier chez Groupe Holmarcom

Hakim CHERRADI 1Holmarcom est un groupe familial marocain, structuré et dynamique qui occupe un rang privilégié parmi l’élite des grands groupes de la scène économique marocaine. Il opère à travers cinq pôles d’activité : la finance, l’agro-industrie, la distribution&logistique, le transport aérien et l’immobilier.  La majorité de ses filiales sont des entreprises leaders dans leur secteur. C’est donc à un poids lourd de l’économie nationale que nous avons à faire. Nous avons choisi de donner la parole à un homme qui accompagne la stratégie de développement du pôle immobilier. Son regard à la fois lucide et constructif sur bon nombre de problématiques ayant trait au secteur, fait de lui LE conseiller qui a l’oreille du Président en matière immobilière. Son expérience également, lui confère le recul nécessaire pour être parmi ceux qui concourent à ce que le secteur immobilier marocain gagne chaque jour un peu plus en transparence et en éthique.

Sur quel modèle repose le développement du pôle immobilier du groupe Holmarcom?

Le Groupe Holmarcom intervient depuis plusieurs années dans le secteur de l’immobilier et ce, à travers des projets réalisés dans différentes régions du Royaume. Grâce à ses prestations de qualité et son engagement continu de rigueur et de sérieux, le Groupe Holmarcom a réussi à se forger une réputation de professionnel sur le marché et à développer des produits où qualité, confort et bien être s’allient harmonieusement.  Sa signature est devenue une empreinte de talent et d’expertise aussi bien dans le haut standing avec la réalisation du projet CAP TINGIS à Tanger dont la première résidence composée de 300 appartements est en cours de livraison ; le logement social, à travers la marque « Manazil Développement » qui a connu un succès remarquable dans les villes de Meknès, Deroua et Sidi Allal Al Bahraoui (4 500 biens immobiliers en cours de réalisation).

Quelle est sa vision d’avenir pour les dix prochaines années ?

Le groupe Holmarcom continuera à investir dans l’immobilier et notamment le logement social. Le groupe a également franchi le pas de l’Afrique en investissant au Sénégal. En effet, le Groupe s’implante en Afrique à travers une prise de participation majoritaire dans la société sénégalaise de promotion immobilière, Peacock Investments, et lance un important projet de logement social au Sénégal. La première partie de ce projet porte sur la construction de 2.850 logements dans la commune de Diamniadio, à 30 km de Dakar.

Selon vous, quel type de produit immobilier est recherché par les MRE ? Comment appréhendez-vous ce marché tant du point de vue de sa complexité que de ses différenciations ?

Autrefois, les MRE investissaient soit dans les lots de terrain pour y construire leur maison, soit dans des projets balnéaires. Face à la conjoncture internationale, la tendance constatée actuellement est plutôt axée sur un achat dans le logement social car les MRE bénéficient des mêmes avantages fiscaux que les nationaux.

Quels sont selon vous les points forts et les points faibles du secteur immobilier au Maroc aujourd’hui ?

Les points forts sont la forte demande et notamment dans le moyen standing et le logement social (déficit actuel de 800.000 logements) ; un dispositif fiscal et le fonds de garantie mis en place par l’Etat et la démocratisation du crédit.

Quant aux points faibles, on peut relever la rareté et cherté du foncier, la surabondance de l’offre dans certaines villes du Maroc (Tanger, Marrakech, Fès…), le surendettement de la classe moyenne et une certaine précarité actuelle des MRE due à la crise internationale

Que préconisez-vous pour remédier à ces derniers ?

Une des priorités semble être la mise à disposition par l’Etat de foncier. Ensuite, accorder plus de hauteur dans la réalisation des immeubles. Ceci permettra d’une part, de baisser le prix de vente des appartements car la charge foncière sera moins élevée et d’autre part, cela permettra d’avoir beaucoup d’espaces verts et de voies piétonnes.

Quelles sont selon votre expérience, les nouvelles les niches à exploiter pour dynamiser le secteur immobilier au Maroc ?

Il faut absolument réaliser des projets pour la classe moyenne qui est de plus importante en proposant des appartements de qualité aux surfaces optimisées afin de réduire le prix de vente. Dans ce créneau, le rôle de l’Etat est primordial et doit accorder aux promoteurs des avantages fiscaux.

Il faut également proposer des projets où le bien être de la famille doit être la motivation première lors de la conception (espaces de jeux pour les enfants, espaces verts, salle de sport…).

 

Dans les sociétés de consommation de type occidentale, on a pour crédo « le client est roi; et le client a toujours raison ». Au Maroc, dans le secteur immobilier, quelle place fait-on au client, c’est à dire l’acquéreur ? Et y a-t-il matière à améliorer les choses selon vous ?

Lors des « années glorieuses » de l’immobilier (2003 – 2008), les promoteurs étaient en position de force et ne souciaient pas trop du client… Aujourd’hui, avec la crise et la forte demande, les promoteurs doivent prendre en considération les besoins et les attentes du client en respectant le cahier des charges communiqué lors de la réservation de son bien (respect du délai de réalisation, respect des prestations…). L’information et le devoir de transparence sont devenus indispensables et un gage de sérieux et de professionnalisme.

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